Frédéric Petitjean, au premier plan, veille sur la bonne tenue de la concession dijonnaise. Le Pdg Yannick Etter en fait de même avec Passion Automobiles, groupe distribuant au total dix marques premium.

Frédéric Petitjean, au premier plan, veille sur la bonne tenue de la concession dijonnaise. Le Pdg Yannick Etter en fait de même avec Passion Automobiles, groupe distribuant au total dix marques premium.

La présence de l’iconique marque allemande au sud de la métropole dijonnaise n’est pas innocente. Depuis sept ans, Yannick Etter, le Pdg du groupe exploitant Passion Automobiles, et Frédéric Petitjean, le directeur de la concession locale,  font prospérer le mythe. Parole de passionnés.

« Personne n’a fait la voiture de mes rêves alors j’ai dû la faire. » La citation attribuée à Ferdinand Porsche dit à peu près tout de ce que représente le constructeur de Stuttgart. Classée volontiers parmi les marques automobiles les plus rentables de l’histoire, Porsche cultive une histoire passionnelle nourrie par différents mythes. De la 550 Spyder de James Dean dans La fureur de vivre aux exploits de la bête de course 911, l’écusson ne laisse jamais insensible.

Maillage territorial

Dommage, dans ces conditions, que les Côte-d’Oriens aient dû faire plusieurs centaines de kilomètres pour se payer le bolide de leur rêve, faute de concession sur place. Yannick Etter, Pdg de Passion Automobiles (ndlr : le groupe indépendant exploite 10 marques, dont Porsche, réparties à travers 17 concessions dans l’est de la France) en a vu passer quelques uns dans sa concession de Mulhouse. « Mais être à plus de 200 kilomètres n’était pas toujours très pratique pour assurer le suivi de l’entretien et de l’après-vente », confesse-t-il en préambule… Dans sa logique de maillage territorial, Porsche a donc voulu réparer cet impair à la vitesse éclair et se positionner dans le 21, « un terrain de jeu particulièrement vaste et avec un potentiel économique important, notamment entre Dijon et Beaune ».

En 2006, le constructeur allemand confie son implantation en Côte-d’Or à ce groupe qui a fait ses preuves. « Mais il nous aura fallu quatre ans avant de trouver un emplacement géographique validé par la marque », précise Yannick, preuve de l’importance capitale d’une installation captive et réfléchie. C’est donc en octobre 2010, à Chenôve, que Porsche pose officiellement ses sabots (ndlr : son logo est inspiré du blason de Stuttgart, représentant une jument noire) sur notre région.

238 000 voitures vendues en 2016

Pari réussi : le nombre de Porsche vendues en Bourgogne-Franche-Comté progresse de manière spectaculaire, comme nous le confirme Frédéric Petitjean, le directeur de la concession de Dijon et responsable du secteur régional : « Porsche offre une gamme de plus en plus large et qui répond à tous les besoins, notamment pour les vrais rouleurs. Je pense surtout au Cayenne, devenu un objet de rêve presque à la hauteur du mythe 911, mais aussi au Macan, le modèle le plus vendu de la marque. Il s’agit d’un SUV certes valorisant, mais à la bonne acceptabilité sociale, ce qui contribue à nous ouvrir une nouvelle clientèle. Au total, nous vendons désormais plus de 100 véhicules neufs de la marque chaque année. » De quoi nourrir à sa manière une spectaculaire ascension mondiale : 238 000 unités vendues dans le monde en 2016, contre 97 000 dix ans plus tôt.

Localement, la marque profite de la relative proximité avec un autre mythe aux atomes crochus : le circuit de Dijon-Prenois (lire pp. 84-87). Yannick Etter, en connaisseur, s’explique : « C’est une des cinq pistes majeures en France, considérée par nos clients comme leur circuit de prédiléction. C’est donc de notre responsabilité de répondre à leurs besoins et de suivre ces grands passionnés dans leur migration géographique. »

Très attentifs au service-client, les deux professionnels savent que la passion est le meilleur des GPS pour tracer sa route.


Porsche, mais pas seulement

Passion Automobiles a d’autres marques accrochées à son grand portes-clés. Le groupe distribue pas moins de dix marques sur le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté et la région Rhône-Alpes. À Dijon, c’est le cas pour les Japonaises Honda et Mazda, « mais aussi depuis cette année le géant coréen Kia, dont la montée en gamme correspond bien à notre philosophie ».  À travers leur point de vente lyonnais, nos experts assument aussi les ventes de Bentley et Lamborghini. Rien que ça. « Et, en toute discrétion, nous vendons beaucoup de véhicules de ces marques sur le secteur du sud dijonnais. » Pour répondre à tous ces besoins, « quelques 170 personnes sont aux manettes », pour un chiffre d’affaire de 120 millions d’euros.